Il existe de nombreuses options de traitement du CCRm. Il est important de souligner que tous les patients ne recevront pas la même combinaison de traitements, mais devraient plutôt être soumis à un plan de traitement personnalisé, adapté à leurs besoins.

Malheureusement, en raison de l’importante disparité entre la qualité et la disponibilité des soins et traitements d’un pays à l’autre, ce n’est pas le cas pour tous les patients. La campagne À chacun son traitement vise à éliminer cet écart afin que chacun ait accès aux meilleurs soins et traitements disponibles, peu importe l’endroit où il vit.

  • Chirurgie Open or Close

    Une fois que le médecin reçoit les résultats de l’examen paraclinique et comprend mieux l’étendue du cancer, il peut recommander de procéder à une chirurgie pour retirer une partie de la ou des tumeurs et ainsi faciliter le traitement.

    La chirurgie n’est toutefois pas une option dans tous les cas de CCRm et dépend de la taille et de l’emplacement des tumeurs ainsi que de l’étendue du cancer.

     

  • Chimiothérapie Open or Close

    La chimiothérapie se base sur l’utilisation de médicaments anticancéreux (ou cytotoxiques) qui s’attaquent aux cellules cancéreuses. Chez les patients souffrant d’un cancer colorectal, elle peut être employée seule ou en combinaison avec d’autres traitements.

    Les agents de chimiothérapie peuvent être administrés de deux façons :

    • Par voie orale : Certains agents sont disponibles sous forme de comprimés à avaler et peuvent être pris à la maison.
    • Par voie intraveineuse : Le traitement est injecté dans une veine. Le procédé de chimiothérapie varie énormément – certains traitements ne prennent que quelques minutes, parfois jusqu’à 30 minutes, alors que d’autres types d’infusion seront injectés sur plusieurs heures, voire jours.

     

    Tous les agents et traitements chimiothérapeutiques ont des effets secondaires, dont voici les plus communs :

    • Selles liquides (diarrhée)
    • Risques d’infection accrus
    • Douleurs buccales
    • Nausées et vomissements
    • Neuropathie

     

    Selon le type de médicament et la dose prescrite, la chimiothérapie peut également entraîner une infertilité temporaire ou permanente.

    Certains types de chimiothérapies peuvent endommager les nerfs des mains et des pieds, ce qu’on appelle « neuropathie ». Ces symptômes disparaissent habituellement quelques semaines ou mois après la fin du traitement, mais il arrive que leurs effets s’aggravent avant de disparaître. Quelques personnes ressentent une douleur aux nerfs pendant une longue période.

     

  • Radiothérapie Open or Close

    La radiothérapie consiste à utiliser une forte dose de radiation contrôlée, habituellement des rayons X, pour détruire les tumeurs cancéreuses. La radiothérapie peut être employée seule ou en combinaison avec la chimiothérapie – on parle alors de « chimioradiothérapie ». La radiothérapie s’administre de trois façons :

    • La radiothérapie externe s’effectue à l’extérieur du corps à l’aide d’une machine. Elle ne prend que quelques minutes. L’objectif de ce type de traitement est d’éviter de soumettre des tissus sains aux radiations et ainsi de limiter les effets secondaires qui surviendraient si la radiothérapie était appliquée partout en même temps. Durant chaque séance, on n’envoie qu’une fraction de la radiation nécessaire, puis l’effet de toutes les séances s’additionne pour constituer une dose complète à la fin du traitement.
    • La radiothérapie interne (ou curiethérapie) consiste à implanter des sources radioactives dans les tumeurs ou à proximité. Le principal avantage de ce traitement est qu’il libère une forte dose de radiation directement dans les tissus cancéreux, ce qui limite les dommages potentiels aux tissus et organes adjacents. Ce traitement, qu’on appelle aussi « brachythérapie » ou « radiothérapie de contact », n’est pas disponible dans tous les centres anticancéreux pour le moment.
    • La radiothérapie interne sélective (aussi appelée « radioembolisation ») est un traitement ciblé qui injecte des millions de minuscules microbilles (ou microsphères) dans le foie. Chaque bille, dont la taille correspond à environ un tiers du diamètre d’un cheveu humain, est recouverte d’une substance radioactive qui délivre la radiation au foie spécifiquement, se concentrant principalement sur les tumeurs.

     

    La radiothérapie peut être employée à divers stades de traitement :

    La radiothérapie préopératoire (qu’on appelle aussi « radiothérapie néoadjuvante ») peut être administrée avant une chirurgie pour :

    • réduire la taille de la tumeur et la rendre plus facile à enlever;
    • limiter les risques de récidive du cancer (récurrence) post-chirurgie.

     

    La radiothérapie postopératoire (qu’on appelle aussi « radiothérapie adjuvante ») peut être administrée après une chirurgie :

    • pour détruire toute cellule cancéreuse subsistante;
    • lorsque la tumeur a été difficile à retirer;
    • si le cancer s’est répandu jusqu’aux parois du rectum ou près de nœuds lymphoïdes.

     

    La radiothérapie palliative peut être employée lorsque la chirurgie n’est pas une option. De faibles doses de radiothérapie sont ainsi administrées sur une courte période pour :

    • atténuer les symptômes;
    • ralentir la progression du cancer.
  • Identification des biomarqueurs et médicaments de précision Open or Close

    Les scientifiques savent maintenant que le cancer colorectal se développe lorsque les gènes (ADN) de certaines cellules de l’intestin sont endommagés ou modifiés. Une fois que l’oncologue connaît le type génétique du cancer, il peut sélectionner le traitement qu’il juge le plus efficace pour chaque patient. Les médecins évitent ainsi d’employer des traitements susceptibles de ne pas fonctionner sur certains patients.

    Le choix des médicaments de précision utilisés dans le cadre du traitement dépendra des résultats de tests génétiques précis (analyses des biomarqueurs) réalisés sur les tissus tumoraux.

    Les biomarqueurs, ou marqueurs biologiques, sont des molécules qu’on retrouve dans le sang et d’autres fluides ou tissus et qui peuvent être mesurés pour fournir de l’information sur une tumeur. L’analyse des biomarqueurs :

    • indique si les processus cellulaires sont normaux ou anormaux;
    • fournit de l’information sur l’issue probable du cancer si on ne le traite pas (pronostic);
    • prédit la réponse probable du cancer quant à un plan de traitement précis ou à l’absence de plan de traitement;
    • aide le médecin à prendre des décisions éclairées quant aux soins à apporter.

     

    Les analyses de biomarqueurs les plus fréquentes incluent celles qui suivent :

    Analyse des mutations du gène RAS

    L’un des types de tests génétiques disponibles est l’analyse du gène RAS : il s’agit de prélever un échantillon de tissu cancéreux pour déterminer s’il porte une « signature » génétique particulière. Ce test indique si la tumeur porte un gène RAS normal, qu’on appelle « RAS de type sauvage », ou une version mutée du gène.

    En général, les taux de survie des patients atteints d’un CCRm sont prolongés lorsque le traitement est optimisé en fonction du statut du gène RAS. Il est donc essentiel que les patients qui souffrent d’un CCRm soient soumis à une analyse de ce gène avant le début du traitement.

     

    Test d’immunohistochimie (IHC)

    Le test d’IHC sert à analyser des échantillons de tissus tumoraux ou du côlon pour identifier des caractéristiques propres au syndrome de Lynch/cancer colorectal héréditaire sans polypose (HNPCC).

    Analyse de mutations du gène PIK3CA

    Entre 12 et 32 % des patients atteints d’un CCRm sont porteurs d’une mutation du gène PIK3CA. Le taux de survie des patients qui souffrent d’un CCRm est plus élevé chez les personnes qui ne présentent pas la forme mutée du gène PIK3CA que chez les personnes porteuses d’une mutation de ce gène.

    Analyse de mutations du gène BRAF

    Entre 9 et 10 % des patients atteints d’un CCRm présentent une mutation du gène BRAF. Le taux de survie des patients qui souffrent d’un CCRm est plus élevé chez les personnes qui ne présentent pas la forme mutée du gène BRAF que chez les personnes porteuses d’une mutation de ce gène.

    Médicaments de précision

    Le développement de médicaments de précision, aussi appelés « thérapies personnalisées » ou « thérapies ciblées », est une étape majeure pour le traitement du cancer colorectal métastatique. Ces thérapies permettraient de détruire les cellules cancéreuses en limitant les dommages aux cellules saines avoisinantes. Il s’agit d’un champ de recherche très récent, et de nombreuses thérapies sont encore considérées comme étant de nature expérimentale.

    Celles-ci pourraient notamment :

    • interrompre la croissance et la propagation des cellules cancéreuses;
    • reconnaître les cellules cancéreuses et les détruire;
    • encourager le système immunitaire à attaquer les cellules cancéreuses;
    • empêcher la formation de vaisseaux sanguins dans les tumeurs.

     

    Il existe de nombreuses thérapies biologiques sur le marché pour traiter le cancer colorectal, dont les suivantes :

    • Bevacizumab (Avastin)
    • Cétuximab (Erbitux)
    • Panitumumab (Vectibix)
    • Ramucirumab (Cyramza)
    • Régorafénib (Stivarga)
    • Ziv-aflibercept (Zaltrap)
    • Trifluridine/tipiracil (Lonsurf)
    • Pembrolizumab (Keytruda)

     

    Pour en apprendre davantage sur les options de traitement du cancer colorectal métastatique dans votre pays, cliquez sur l’un des liens ci-dessous :

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