Mondialement, le cancer colorectal est le troisième cancer le plus commun chez les hommes, et le deuxième chez les femmes.

Le cancer colorectal, qu’on appelle parfois « cancer de l’intestin », touche le côlon (gros intestin) et le rectum. Il se développe généralement très lentement, soit sur une période de 5 à 10 ans, avant de s’étendre à d’autres parties du corps.

La plupart des cancers colorectaux sont d’abord des masses bénignes appelées « polypes », qui se forment sur les parois de l’intestin. Les polypes sont de petits points ou bosses qui n’entraînent habituellement aucun symptôme. Elles apparaissent souvent avec l’âge, et la plupart ne sont pas précancéreuses. Toutefois, un des types de polypes, l’adénome, peut devenir cancéreux (malin).

Lorsque l’adénome n’est pas détecté à temps, les cellules cancéreuses se multiplient pour former une tumeur dans l’intestin pouvant causer de la douleur, des saignements et d’autres symptômes. Si elle n’est pas traitée, la tumeur peut s’étendre à d’autres parties du corps, notamment au foie ou aux poumons. On parle alors de cancer avancé, de stade IV, ou de cancer colorectal métastatique (CCRm).

Le traitement du CCRm est généralement de l’ordre palliatif, c’est-à-dire qu’il vise à atténuer les symptômes, mais ne peut pas éradiquer la maladie. Les traitements palliatifs comme la chimiothérapie et les thérapies biologiques peuvent aider à contrôler le cancer, améliorer la qualité de vie et aider les patients à vivre plus longtemps.

Chez certaines personnes, lorsque le cancer n’a atteint que le foie ou les poumons, le traitement permet de garder le cancer sous contrôle pendant une longue période, voire de l’éradiquer.

Pour augmenter les chances de survie des patients, il est nécessaire d’adopter un plan de traitement personnalisé en fonction des besoins de chacun.